Loi Elan et location meublée

La loi ELAN, pour Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique, dite « loi logement », vise à faciliter la construction de nouveaux logements et à protéger les plus fragiles.
Fraichement promulguée le 23 novembre 2018, elle vient notamment encadrer la location saisonnière faite au travers de plateformes intermédiaires telles qu’Air’bnb.

Voici les principales mesures du gouvernement concernant la location meublée :

 

  • La loi ELAN, prévoit une amende de 10 000 € si le bailleur loue plus de 120 jours son habitation principale sans motif valable. Cette règle s’applique dans les communes où la réglementation sur le changement d’usage est applicable. Il s’agit notamment des villes de Paris, Annecy, Aix-en-Provence, Biarritz, Bordeaux, Cannes, Lyon, Nice, Strasbourg, Toulouse, Tours.

 

  • L’amende initialement à 450 € s’élèvera à 5 000 €, si les loueurs ne tiennent pas compte de la réglementation en vigueur, ainsi que les loueurs de meublé de tourisme qui n’enregistrent pas leur meublé de tourisme dans une commune qui l’oblige.

 

  • Une sanction similaire peut être appliquée si la mairie lui demande un décompte de location que le bailleur ne transmet pas dans le délai légal d’un mois.

 

  • Le gouvernement n’oublie pas les plateformes de location saisonnière, qui doivent bloquer les annonces des biens déjà loués plus de 120 jours par an lorsque l’hôte aura déclaré que le meublé de tourisme constituait sa résidence principale. En cas de non-respect de cette obligation, les plateformes s’exposeront désormais à une amende de 50 000 € par logement.

 

  • Enfin, dans les communes où la location saisonnière nécessite une déclaration préalable soumise à enregistrement, les plateformes qui ne mentionneraient pas ce numéro dans les annonces encourront une pénalité de 12 500 € par logement.

 

L’objectif du texte est de contrôler l’essor des locations saisonnières dans certaines villes.

Le succès des plateformes telles qu’Air’bnb contribue à multiplier le volume des locations de courte durée. Le prix des loyers augmente et les logements sont majoritairement loués aux touristes.

Cela a pour effet de contraindre les locaux de s’exiler à l’extérieur des centres villes, rendant ainsi ceux-ci déserts pendant les périodes creuses.

Le gouvernement souhaite limiter ce phénomène grâce aux mesures décrites ci-dessus. Notons qu’à terme, la durée maximum de 120 jours de location par an devrait être ramenée à 60 jours afin d’éviter toutes dérives, notamment les rentes et les spéculations.

Le texte de loi est consultable sur le site Légifrance :
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2018/11/23/TERL1805474L/jo/texte